La ville et ses minorités

Politiques et parcours résidentiels en Angleterre

La ville et ses minorités

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Date de publication: 15 déc. 2011
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L’étude de la privatisation et de l’ethnicisation des politiques du logement et des évolutions résidentielles des minorités ethniques dans deux villes britanniques, Leicester et Bradford, nous amène à proposer les deux constats suivants.

Le premier constat de notre recherche s’inscrit contre le discours du New Labour depuis les émeutes urbaines de 2001 : malgré les propos sur la sécession résidentielle des minorités qui mettrait en péril l’unité de la Nation, on constate une baisse de la ségrégation entre 1991 et 2001, à Leicester, réputée comme le modèle de gestion multiculturelle, comme à Bradford, théâtre des émeutes urbaines de 2001.

Or cette évolution s’explique par une double mobilité résidentielle des minorités ethniques et religieuses :

– d’une part, la déconcentration des minorités des inner cities vers les quartiers plus aisés est une conséquence de l’ascension sociale puissante d’un grand nombre de ménages ;
– d’autre part, les politiques ethniques du logement contribuent, dans une moindre mesure, à la diversification des parcours résidentiels des ménages de couleur et à leur relocalisation en dehors des inner cities des deux villes étudiées.

Le second constat est de souligner le lien entre la privatisation du logement social et l’ethnicisation des politiques du logement. En effet, la gestion et la construction du logement public se sont affaiblies depuis le début des années 1980 au profit d’associations de logements, parmi lesquelles les Black Housing Associations. Gestionnaires et productrices de logement social « adapté » aux besoins des minorités de couleur, elles doivent obéir, en même temps, à des impératifs managériaux et financiers, ce qui contribue à leur propre affaiblissement.