Infrastructures vertes a l'epreuve des plans d'urbanisme

L'agglomération lyonnaise, la construction d'une stratégie

Infrastructures vertes a l'epreuve des plans d'urbanisme

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Date de publication: 1 févr. 2004
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La ville s'étale en annexant des espaces naturels et ruraux périurbains et, dans le même temps, valorise quelques enclaves intra-muros épargnées de l'urbanisation. Elle édifie ainsi des squares, des parcs et des jardins sur les bas-fonds marécageux, les terrains inconstructibles, les bois pentus. Tous ces espaces composent un paysage végétal unique, un assortiment d'infrastructures vertes qui structurent l'armature urbaine. Quel est le rôle de ces coupures vertes dans le tissu urbain ? Pourquoi ces respirations prospèrent-elles en milieu urbain ? Comment ce système d'espaces verts parvient-il à résister à la pression foncière ?

Ce rapport de recherche tente de répondre à ces interrogations. Il aborde l'histoire des infrastructures vertes dans les plans d'urbanisme de l'agglomération lyonnaise, évoque la construction des discours, met en évidence les concepts et les notions qui sont déployés pour justifier des mesures de protection et d'aménagement des espaces verts. Les argumentaires restent marqués par le contexte socio-économique d'une époque : embellissement dans les années 30, zone de loisirs dans les années 60, nature sacralisée au titre de la biodiversité dans les années 90.

L'auteur, Stéphane AUTRAN, souligne que les politiques engagées sont d'une grande constance. Elles tiennent à quelques idées simples guidées par une poignée d'acteurs qui se jouent des outils réglementaires et des structures administratives, dépassent les clivages politiques. Pour étayer cette hypothèse, deux sites témoins - les Monts d'Or et le parc de Miribel-Jonage - font l'objet d'une analyse détaillée retraçant leurs vocations successives dans les plans d'urbanisme. L'étude examine également les stratégies d'embellissement menées par la ville de Lyon via l'essor des jardins de poche et le verdissement de la colline de Fourvière par le parc des Hauteurs. Elle porte un regard sur les grands projets de requalification urbaine : le parc des berges du Rhône et celui du Confluent.