Faut-il réinventer le logement social et populaire en europe?

Le rôle des associations / Sous la direction de Yann Maury

Faut-il réinventer le logement social et populaire en europe?

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Date de publication: 1 mars 2006
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Qu'il soit dénommé HLM à Lyon, social housing à Londres, habitatge protegit à Barcelone ou encore casa popolare à Rome, entre marché et précarité, confronté à la pénurie de l'offre, aux incertitudes de ses modes de financement et d'accès aux couches sociales précaires, l'avenir du logement social et populaire apparaît très incertain... Avenir d'autant plus incertain que les enjeux se font plus centraux et que le nombre de mal logés, ou de pas logés du tout, augmente régulièrement en Europe. Selon la Commission européenne, « un citoyen de l'UE sur six est confronté à des difficultés multiples dans deux ou même trois des domaines suivants : situation financière, satisfaction des besoins fondamentaux et logement ». Ce qui représente plus de 60 millions de personnes dans l'UE (17% de la population totale).
Pour autant, des formules alternatives au logement social de masse sont-elles en cours de réinvention et quels peuvent être ici les apports de la recherche, en tant qu'outil de production de la connaissance ?
En réponse et face à cette situation d'incertitude généralisée, l'axe central du séminaire européen de recherche qui s'est tenu le jeudi 14 avril 05 à l'ENTPE, a été de considérer le rôle toujours croissant des associations, ce « capital social des sociétés post-industrielles » (A. Giddens) dans le renouvellement d'un genre qui peut sembler, sur de nombreux points, à « bout de souffle ». Évolution qui de fait, remet en question les frontières de la compétence professionnelle légitime, ainsi que les contours du métier traditionnel de bailleur social. Qui fait quoi aujourd'hui dans ce secteur ? Qui a compétence sur quoi ? Qui est et comment devient-on un joueur significatif, un interlocuteur valable à même de peser réellement sur la résolution du « problème public » logement social ?
Pour nous éclairer sur ces mutations et pratiques en cours de réinvention, se sont exprimés Manel Andreu Tarrago, vice-président la FAVB, inter fédération des voisins de Barcelone, acteur important de la vie locale sur Barcelone et Daniel Roca Perales, directeur de la coopérative de logement « Pro-Habitat ». Cesare Ottolini et Massimo Pasquini présidents de l'Unione Inquilini (Rome). Sharon Hayward et Hilary Barnes de la London Tenant Federation, Madeleine Jeffery de la Notting Hill HA (Londres), Christophe Robert chargé d'études à la Fondation Abbé Pierre de Lyon, André Gachet directeur de l'ALPIL Lyon (Association lyonnaise pour l'insertion par le logement).
Une équipe de chercheurs s'est également mobilisée pour l'occasion : Thierry Oblet et Agnès Dupont (Bordeaux 2, Lapsac), Fatiha Belmessous (Rives, ENTPE) et Noémi Houard (CSO, Paris), René Ballain (PACTE, Cerat, Grenoble), Jacques Donzelot (Parix X et Puca) et Yan Maury (ENTPE).