Diagnostic territorial : un outil de l'action publique (le)

Cahier N°4 Diagnostics de territoires et systèmes d'acteurs

Diagnostic territorial : un outil de l'action publique (le)

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Date de publication: 1 avr. 2003
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Description rapide

Ce quatrième cahier rassemble plusieurs interventions, exposés ou études de cas, faits dans le cadre de l’action diagnostic de territoire et système d’acteurs, qui ont pour point commun de montrer l’intérêt que peut revêtir le diagnostic territorial comme outil de l’action publique. En préambule, un entretien de Daniel Béhar à Diagonal est rappelée pour souligner les trois atouts dont disposent les services de l’Etat pour la confection des contrats d’agglomération : une capacité à multiplier les échelles d'analyse des territoires, un point de vue géopolitique fondé sur une analyse des systèmes d'acteurs et une capacité à se forger une lecture stratégique des enjeux sur un territoire donné dans un Projet Territorial de l’Etat (PTE).Puis l’intervention de Gilles Jeannot distingue, en fonction de leurs finalités, trois types de diagnostics que produisent ou auxquels participent les DDE : projection, coordination, institution. Si le diagnostic de projection, outil de stratégie, peut être utilisé à des fins de management interne en vue de mobiliser les divers services d’une DDE, le diagnostic de coordination, quant à lui, en mettant à profit les enseignements de l’analyse systémique procure une vision plus claire du positionnement des divers partenaires et permet d’être plus lucide sur les procédés de coordination à mettre en place. Les diagnostics institutionnels regroupent tous ceux qui n’entrent pas dans ces deux catégories.L’établissement de ces diagnostics procède de la combinaison d’une analyse stratégique une analyse systémique, au sens que Michel Crozier donne à ces démarches. Dans ces systèmes d’action collective, les rapports des partenaires en situation de concurrence/coopération, ne sont pas dépourvus d’ambiguïté et ne peuvent être modélisés de façon mécaniste. De ce fait, le rendu de l’analyse peut être délicat et doit faire la part au non-dit que nécessitent les marges de manœuvre de chacun ainsi que les charges affectives liées aux positions de pouvoir. Une brève présentation des principaux concepts de la sociologie de la traduction indique comment ils peuvent éclairer une analyse des réseaux de projet. Pour ces sociologues « le projet est la chose qui permet de faire tenir ensemble des actants qui ont envie d’en découdre ». Pour cela le projet ne doit pas être celui d’un seul acteur mais intégrer les aménagements de chacun pour devenir une coproduction partenariale.Enfin, les deux récits d’expérience montrent que cet exercice est loin d’être simple. En effet, l’établissement du «diagnostic d’agglomération de Longwy », amène à penser qu’un «diagnostic partagé, c’est d’abord beaucoup d’apparences, ensuite plus ou moins de substance et enfin énormément de rapports de force». Quant à la commande de la DDE de l’Aisne au CETE, elle apparaît comme la chronique d’un échec annoncé car elle montre qu’on « ne peut impunément introduire des glissements de finalités dans la démarche »